Indice d’uniformité d’éclairage : signification des chiffres et comment les respecter

Si vous vous êtes déjà promené dans un parking couvert qui a pourtant été déclaré conforme à son rapport photométrique, mais où l'on observe tout de même un coin sombre entre deux poteaux, vous comprenez déjà le problème. Le coefficient d'uniformité d'éclairage mérite davantage d'attention qu'on ne lui en accorde généralement.

L'éclairement moyen correspond à ce que vous avez acheté. L'uniformité, quant à elle, indique si la lumière éclaire bien les endroits où se trouvent réellement les personnes.

Ce que mesure réellement le coefficient d'uniformité d'éclairage

Le coefficient d'uniformité d'éclairage indique dans quelle mesure l'éclairement est réparti de manière homogène sur une surface. On prend pour référence le point le plus sombre mesuré au sol et on le compare à la moyenne (ou au point le plus lumineux). Le résultat obtenu est la valeur mentionnée dans les fiches techniques, les cahiers des charges et les rapports de réception.

Une répartition homogène de la lumière au niveau du sol sur un parking la nuit, résultat visible que le coefficient d’uniformité d’éclairage est censé garantir.
Une luminosité uniforme du sol entre les poteaux correspond à ce que l'on observe sur le terrain lorsqu'on vérifie l'uniformité.

Le problème vient du fait que « le chiffre » n’est pas un chiffre unique. Le secteur repose sur trois conventions, qui ne sont pas interchangeables :

  • U0 (min. ÷ moyenne). La convention européenne, telle qu'utilisée dans la norme EN 13201. Une valeur U0 de 0,40 signifie que le point le plus sombre reçoit au moins 401 TP3T de l'éclairement moyen.
  • Rapport entre la valeur minimale et la valeur maximale (Emin ÷ Emax). Certaines références désignent ce rapport par les sigles U1 ou U2, et ces désignations varient d'une source à l'autre. C'est le rapport lui-même qui importe.
  • Rapport entre la valeur maximale et la valeur minimale (Emax:Emin), par exemple 4:1 ou 15:1. Couramment utilisé dans les pratiques nord-américaines et dans les consignes de sécurité. Un rapport maximum/minimum de 4:1 correspond à un rapport minimum/maximum de 0,25.

C'est pourquoi on trouve un document exigeant « un rapport d'uniformité ne dépassant pas 4:1 » pour les parkings (Directives de la TSA et de la sécurité aéroportuaire). Par ailleurs, un guide de conception basé sur l'IES pour la même application utilise un critère de rapport maximal/minimal de 15:1 (Référence pédagogique AGi32 relative à la norme IES RP-8-18). Aucun de ces chiffres n'est erroné. Ils proviennent de sources différentes, d'éditions différentes et, parfois, de bases de calcul différentes. Les comparer directement est le moyen le plus sûr d'échouer à une évaluation.

Un exemple concret permet de mieux comprendre le fonctionnement. Imaginez une grille 3×3 représentant les valeurs d'éclairement au sol, en lux :

Exemple détaillé : neuf points de la grille

Point de lectureÉclairement (lux)
P145
P262
P358
P450
P568
P655
P742
P860
P952

La valeur minimale est de 42 lx, la valeur maximale est de 68 lx et la moyenne est de 492 ÷ 9 = 54,7 lx. Donc, U0 = 42 ÷ 54,7 = 0.77, le rapport entre la valeur minimale et la valeur maximale = 42 ÷ 68 = 0.62, et, selon la formulation à l'américaine, il s'agit d'un 1.62:1 Rapport max/min. Les mêmes neuf mesures, trois façons valables de les présenter.

Pourquoi y accorde-t-on autant d'importance ? Pour trois raisons pratiques. Les zones sombres masquent les risques de trébuchement et, dans les applications de sécurité, les personnes. L'œil se fatigue en s'adaptant aux passages entre les zones claires et sombres, ce qui se traduit par une sensation d'inconfort et des plaintes liées à l'éblouissement. L'uniformité est également un critère contractuel ; un manquement entraîne donc un refus de réception, avec des coûts réels de reprise. (Et si vous venez du secteur textile, où le terme « uniformité » a une signification tout à fait différente, c'est un autre sujet.)

U0 (européen)

U0 = Emin ÷ Eav

par exemple, 0,40 sur les routes de classe M

De min. à max.

Emin ÷ Emax

par exemple 0,62

Du plus grand au plus petit (système américain)

Emax : Emin

par exemple 1,62:1 — divisez 1 par la valeur décimale

Exigences d'uniformité selon l'application

La valeur à atteindre dépend de l'utilisation prévue de la surface, et chaque application majeure dispose d'un objectif officiel. Le tableau ci-dessous rassemble les exigences couramment citées, en précisant la base de calcul pour chaque ligne, car c'est sur cette base que surviennent la plupart des erreurs de comparaison.

Objectifs d'uniformité couramment cités selon l'application

ApplicationExigence typeBase de calcul du ratioFamille Source
Autoroutes / routes principales (classes M)U0 ≥ 0,40 (0,35 pour les classes M inférieures)min. ÷ moyenne (luminance)EN 13201
Parkings (ouverts)max : min ≤ 15:1 selon la norme RP-8-18, chapitre 17, souvent exprimé sous la forme moyenne : min 4:1max-to-minIES RP-8 / consignes de sécurité
Parkings à étagesenviron 6:1 (rapport maximum/minimum)max-to-minRecommandations fondées sur l'IES
Entrepôt / zones communes à rayonnages en hauteurU0 ≈ 0,4–0,6 avec un rapport espacement/hauteur ≈ 1,0–1,5min. ÷ moyenneGuides pratiques de l'IES
Champ intérieur / champ extérieur de baseball1,2:1 / 1,7:1 (rapport entre la valeur maximale et la valeur minimale)max-to-minRecommandations sportives de l'IES
Bureaux et espaces intérieurs en généralU0 ≥ 0,40–0,60 selon la tâchemin. ÷ moyenneSérie EN 12464

(Lignes directrices de la Commission européenne relatives aux marchés publics dans le domaine de l'éclairage public à LED, 2017; Bouroussis et al., Energies, 2022; AGi32/RP-8-18; Guide des sports de Stouch Lighting, 2024)

Pourquoi les chiffres publiés pour une même application divergent-ils encore ? Il y a trois raisons, classées par ordre de fréquence. Les normes sont révisées : ainsi, un guide de 2017 et un article de blog de 2025 peuvent citer des éditions différentes d’une même recommandation de l’IES. Les régions utilisent des systèmes différents : le système européen indique des valeurs décimales allant du minimum à la moyenne, tandis que la pratique nord-américaine utilise des rapports allant du maximum au minimum. Un « 0,4 » et un « 4:1 » peuvent décrire des performances très différentes. De plus, les bases de calcul des rapports sont parfois modifiées sans que cela soit signalé, ce qui explique comment un critère de 15:1 (maximum/minimum) et un critère de 4:1 (moyenne/minimum) peuvent figurer dans deux documents traitant du même parking.

Convertissez avant de comparer : un rapport max/min de X:1 équivaut à un rapport min/max de 1/X. Une valeur U0 décimale de 0,4 est plus stricte qu'un rapport max/min de 4:1 sur la plupart des surfaces, car la moyenne se situe en dessous du maximum.

Guide de conversion rapide

15:1 (maximum à minimum)0,067 min-max
6:1 (maximum à minimum)0,167 min-max
4:1 (maximum/minimum)0,25 min à max

Deux remarques pour compléter ce tableau. Les sources diffuses en intérieur, telles que les panneaux LED, offrent une grande uniformité de par leur conception même ; c’est donc rarement en intérieur que se posent les problèmes d’uniformité. Par ailleurs, les projets à l’échelle des piétons intègrent parfois une uniformité d’éclairement semi-cylindrique (destinée à la reconnaissance faciale plutôt qu’à l’éclairage du sol), une clause spécifique que vous trouverez dans les cahiers des charges, mais pas dans cet article.

Une mise en garde a permis d'éviter des problèmes lors des appels d'offres : vérifiez bien quelle édition de la norme et quelle base de mesure sont mentionnées dans le cahier des charges de l'autorité ou du client. Faites-le avant de remplir tout tableau comme celui ci-dessus dans une offre. Les valeurs européennes (EN) et nord-américaines (IES) ne peuvent pas être mélangées dans une même offre.

Avant d'indiquer un indice d'uniformité dans votre offre, procurez-vous le calcul photométrique sur lequel il repose.

Demander un contrôle photométrique préalable à l'appel d'offres

Assurer l’uniformité dès la phase de mise en page

Lorsqu'un calcul révèle un indice d'uniformité insuffisant, on est tenté de remplacer le luminaire par un modèle plus puissant. C'est généralement la solution la plus coûteuse et la moins efficace. Dans un aménagement concret, c'est la géométrie, et non le flux lumineux, qui détermine le rapport d'uniformité. Voici trois leviers à actionner, dans l'ordre indiqué.

Rapport entre l'espacement et la hauteur de montage (S/MH)

C’est le chevauchement entre les faisceaux adjacents qui assure l’uniformité de l’éclairage au sol. Si l’on espace trop les luminaires, des zones d’ombre apparaissent entre les poteaux ; si on les regroupe, des zones de suréclairage se forment directement sous chacun d’entre eux. Dans la pratique des entrepôts, l’espacement pour l’éclairage général est généralement compris entre environ 1,0 et 1,5 fois la hauteur de montage (Guide d'uniformité des entrepôts Hyperlite, 2025). Les luminaires linéaires de grande hauteur dotés d'optiques à grand angle (~110°) ont un angle de couverture plus restreint, compris entre environ 0,6 et 0,9 fois la hauteur de montage (Guide d'espacement Hyperlite, 2025). Pour donner une idée de l’ampleur du phénomène : réduire de moitié un rapport d’espacement trop important fait généralement passer une valeur U0 marginale de la limite inférieure de 0,3 vers la ligne des 0,4. L’ajout de lumens n’a pratiquement aucun effet. C’est pourquoi le fait de « simplement ajouter des luminaires » nuit souvent d’abord à l’uniformité et ne remédie qu’ensuite au problème d’éclairement. Chaque poteau supplémentaire crée un nouveau noyau lumineux et un nouveau creux à côté.

Des faisceaux lumineux qui se chevauchent, provenant de lampadaires à LED à éclairage de surface espacés de manière régulière, où le rapport entre l'espacement et la hauteur de montage détermine le coefficient d'uniformité de l'éclairage sur la chaussée.
C'est le chevauchement des faisceaux entre les lampadaires, et non un apport supplémentaire en lumens, qui permet d'éclairer uniformément la chaussée.

Viser et la pole position

Sur les routes, la longueur du bras, l’inclinaison et l’emplacement du luminaire par rapport à la chaussée déterminent où se situe l’axe longitudinal du faisceau. Quelques degrés d’inclinaison excessive suffisent à déplacer le point chaud hors de la voie et dans les yeux des conducteurs venant en sens inverse. Dans l’éclairage de zone et l’éclairage sportif, la règle d’or est la couverture multidirectionnelle : les points clés sont éclairés depuis deux ou trois directions afin que les ombres et les zones sombres s’annulent au lieu de s’accumuler. Les conceptions destinées aux installations sportives poussent ce principe à l’extrême. Elles orientent des faisceaux étroits vers des cibles qui se chevauchent, en respectant des angles d’orientation maximaux stricts, précisément parce que c’est l’uniformité, et non le niveau d’éclairement brut, qui constitue le critère de conformité (Stouch Éclairage, 2024).

Surfaces et environnements

Une même disposition peut présenter une uniformité différente selon les surfaces, car la réflectance du revêtement alimente la composante de réflexion interne qui comble les creux. Une aire en béton usé et clair et un asphalte frais et foncé, éclairés par des luminaires identiques, peuvent présenter des différences mesurables en termes de U0. À l’intérieur, une faible réflectance des plafonds et des murs produit le même effet. Un rayonnage haut situé à côté d’une allée claire crée une « zone sombre » que la grille de calcul confirmera sans autre. Vérifiez les hypothèses relatives à la réflectance des surfaces avant de déplacer ne serait-ce qu'un seul luminaire. Parfois, c'est la pièce, et non l'agencement, qui pose problème.

1
Vérifiez que le rapport S/MH correspond à la plage d'application (≈1,0–1,5 pour les luminaires à grande hauteur en général ; plus restreint pour les optiques étroites).
2
Réajuster l'orientation : corriger les inclinaisons, vérifier la couverture multidirectionnelle dans les zones clés.
3
Réexaminer les données relatives à la réflectance de surface.
4
Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il faut envisager de changer les luminaires ou d'ajouter des poteaux.

La contrainte géométrique avec laquelle il est impossible de transiger : dans les projets de modernisation où l'emplacement des poteaux et la hauteur de fixation sont figés, il peut s'avérer impossible de modifier la disposition. Il peut arriver que la valeur U0 visée soit tout simplement inatteignable, quel que soit le projecteur que l'on fixe sur les poteaux existants. Avant de garantir un indice d'uniformité dans le cadre d'un projet de modernisation, vérifiez la hauteur, le retrait et l'espacement des poteaux existants. Si ces paramètres sont fixes et incompatibles avec l'objectif visé, précisez-le clairement dans l'offre plutôt que d'assumer le risque lié à l'acceptation du projet.

Règle relative à la mise en conformité a posteriori : Vérifiez d'abord la hauteur, la portée et l'espacement des poteaux existants. Si la géométrie est verrouillée par rapport à la cible, aucun changement de luminaire ne permettra de rétablir l'uniformité manquante.

Optique des luminaires : les limites de l'uniformité pouvant être atteinte

La disposition détermine la qualité de l'éclairage de la zone cible. Les caractéristiques optiques déterminent la limite maximale. Deux projecteurs ayant un flux lumineux identique peuvent éclairer un projet avec un indice U0 = 0,3 et un autre avec un indice de 0,6. Cette différence est indiquée dans leurs fiches photométriques avant même leur installation.

Une optique à faisceau étroit concentre l'intensité lumineuse au centre et laisse la périphérie dans l'obscurité. Une optique à faisceau large répartit le même flux lumineux en une zone de chevauchement qui donne l'impression d'une uniformité. Lorsque deux luminaires de même flux lumineux mais d'angles de faisceau différents produisent une uniformité très différente sur un même site, cela s'explique par la répartition lumineuse. Aucun recalcul ne pourra changer cela.

La règle du plafond

Le faisceau détermine la limite maximale. Les lumens ne font que définir le niveau.

U00.3
optique à faisceau étroit
contre
U00.6
optique à faisceau large

Même ensemble de lumens, même emplacement : la répartition à elle seule fait doubler l'indice d'uniformité.

Comment l'angle de faisceau et la répartition lumineuse déterminent le plafond

Chaque famille d'optiques a son domaine d'application naturel. Les faisceaux étroits (15°–45°) conviennent aux hauts mâts et aux tours sportives où la lumière doit parcourir une certaine distance et atteindre sa cible avec précision. Les faisceaux moyens (60°–90°) sont adaptés à l'éclairage de zones et aux parkings, où le chevauchement entre les poteaux assure l'uniformité de l'éclairage. Les faisceaux larges (90°–120°) trouvent leur place sous les plafonds et dans les applications d’éclairage de grande surface, où les luminaires sont placés à proximité de la zone à éclairer. Les distributions asymétriques (optiques routières de type II/III, optiques pour allées) dévient la lumière latéralement pour suivre une chaussée ou une allée de rayonnages, au lieu de la concentrer à la base du poteau. Si vous choisissez la mauvaise famille de luminaires, le casse-tête d’agencement évoqué dans la section précédente devient insoluble. Vous comptez alors sur l’espacement pour corriger ce que la lentille a déjà décidé.

Des luminaires LED à faisceau large pour grandes hauteurs, offrant un éclairement uniforme dans toute la longueur d'une allée d'entrepôt : un exemple illustrant comment l'optique du faisceau détermine le niveau maximal d'uniformité de l'éclairage.
Des optiques à large faisceau et à grande portée comblent les espaces que les faisceaux étroits laissent entre les allées.

Lire un fichier IES ou LDT avant de se fier à un chiffre

Les fabricants publient les données photométriques sous forme de fichiers IES (format nord-américain) ou LDT/EULUMDAT (format européen) ; ces fichiers contiennent toutes les informations nécessaires à la prévision de l’uniformité. Ouvrez-en un et vérifiez quatre éléments. La distribution de l’intensité lumineuse (le diagramme polaire) indique si la forme du faisceau correspond à celle requise par votre configuration. L'intensité maximale par rapport au flux lumineux total révèle le caractère irrégulier du faisceau ; un rapport intensité maximale/flux élevé laisse présager des points chauds. L'angle de faisceau indiqué vous précise la gamme de degrés que vous achetez. Enfin, le récapitulatif du flux par zone montre où la lumière est effectivement projetée, bande de degrés par bande de degrés. Tout fournisseur refusant de fournir un fichier photométrique complet pour la référence exacte que vous achetez vous demande d'accepter un engagement d'uniformité les yeux fermés.

Adapter l'optique à l'application : la matrice de sélection

Matrice de sélection des composants optiques par application

ApplicationGamme de poutres recommandéeRemarques relatives à la conformitéQuand changer d'approche ?
Rues et voies de circulationtype asymétrique II/III, largeur effective de 60° à 90°U0 sur la chaussée selon la classe de la norme EN 13201 ; l'uniformité longitudinale (UI) s'applique égalementpasser à une répartition plus large ou ajouter des poteaux lorsque l'interface utilisateur ne fonctionne pas dans les virages
Parkings et environsangle moyen à large de 90° à 120° avec chevauchement multipolaireLes valeurs « avg:min » et « max:min » sont toutes deux spécifiées dans les recommandations de l'IES ; vérifier au niveau de la limite de propriété pour détecter toute intrusion lumineuseutiliser des dispositifs optiques asymétriques lorsque les poteaux sont situés aux limites des parcelles
Entrepôt à rayonnages en hauteur60° à 90° pour les allées hautes, 90° et plus pour les espaces ouvertsU0 ≈ 0,4–0,6 avec S/MH 1,0–1,5L'optique des allées lorsque les rayonnages occupent une place prépondérante
Terrains de sportangle étroit de 15° à 45° avec système de viséerapport max/min dépendant de la catégorie (par exemple, 1,2:1 dans le champ intérieur) ; angles de tir limitésNe remplacez jamais les projecteurs à faisceau large ; ajoutez des tours ou optez pour des optiques de classe supérieure lorsque les exigences de diffusion s’appliquent.
Éclairage de façade / d’enseigneétroit-moyen 30°–60°uniformité sur l'ensemble du plan éclairé ; éviter la formation d'un point chaud au centrediviser le faisceau optique ou augmenter la distance de recul lorsque le centre devient trop lumineux

La tolérance de la lentille est ici la variable cachée. Le fichier photométrique décrit la conception ; la lentille moulée en production s'en rapproche. Les fabricants réputés respectent des tolérances optiques suffisamment strictes pour que les unités produites en série correspondent au fichier publié. C'est précisément pour cette raison qu'il existe une vérification photométrique par échantillonnage, et que celle-ci doit figurer dans votre plan de réception, dont nous parlerons ensuite.

Tests de réception et uniformité sur toute la durée de vie

Une conception peut satisfaire aux calculs logiciels tout en échouant aux mesures sur site. L'écart entre la « conformité calculée » et la « conformité mesurée » trouve son origine dans trois causes récurrentes, et il est toujours moins coûteux de les régler dans le cadre du contrat que lors d'un litige.

Tout d’abord, la grille de mesure. L’uniformité étant calculée à partir de points, leur emplacement et leur densité influencent le résultat. Une grille trop clairsemée peut passer complètement à côté des coins les plus sombres ; une ligne de grille mal placée peut faire apparaître un défaut là où il n’y en a pas. C’est pourquoi les ingénieurs spécialisés sur les forums professionnels insistent pour obtenir des calculs photométriques concrets et vérifiables plutôt que de simples affirmations en une ligne. Vos documents d’acceptation doivent définir le protocole de la grille (espacement, plan, nombre de points par zone) avant même que quiconque ne sorte un luxmètre, conformément aux conventions de la norme EN 13201 relatives aux grilles (Référence BEGA selon la norme EN 13201).

Un ingénieur mesurant l'éclairement à l'aide d'un luxmètre portable lors d'un essai de réception sur site visant à vérifier l'uniformité de l'éclairage sur le revêtement d'un parking.
Les tests d'acceptation sur site portent sur le réseau, et non sur la fiche technique.

Deuxièmement, l'hypothèse de maintenance. Toute spécification sérieuse est rédigée en valeurs maintenues : l'éclairement promis après prise en compte des pertes, et non celui du premier jour. Le facteur de perte de lumière regroupe la dépréciation du flux lumineux de la lampe, celle due à l'encrassement du luminaire et d'autres dépréciations en un seul multiplicateur (Définition de l'IES LLF). Dans le domaine des LED, on limite généralement la composante de perte de flux lumineux à 0,70 ou moins lorsque la quantité de lumière est un critère important (Royer, LEUKOS, 2014). Si votre appel d’offres précise « U0 ≥ 0,4 maintenu pendant 5 ans » et que le fournisseur a effectué ses calculs sur la base des valeurs initiales, cela revient à dire que vous avez approuvé deux projets différents. Précisez l’hypothèse relative au LLF et l’intervalle de maintenance dans la même phrase que l’objectif d’uniformité.

Troisièmement, la cohérence entre l'échantillon et la production. L'échantillon certifié et la production en série par conteneur ne correspondent pas automatiquement à la même optique. Les tolérances des lentilles, les variations entre lots de circuits intégrés et les écarts d'assemblage font tous varier l'uniformité sur le terrain par rapport à l'échantillon testé. La solution pratique consiste à effectuer un contrôle de cohérence au niveau du lot. Mesurez un échantillon défini de chaque lot de production par rapport au fichier photométrique approuvé, et pas seulement par rapport à l'échantillon de référence datant d'il y a deux ans.

Liste de contrôle pour la vérification de l'uniformité

  • Protocole de quadrillage (espacement, plan, points) intégré au contrat
  • Base de valeur maintenue et hypothèse LLF indiquées avec l'objectif
  • Catégorie de l'instrument et date d'étalonnage indiquées
  • Clause de nouvelle mesure pour les points litigieux
  • Échantillonnage de cohérence par lots par rapport au fichier photométrique approuvé

Si vous passez cette liste en revue avant la signature du contrat, la plupart des litiges liés à l'uniformité ne se produiront jamais, car les deux parties auront évalué le même projet avec les mêmes critères.

Ce que cela implique lorsque vous choisissez un fournisseur d'éclairage

Tout ce qui précède se résume à un principe fondamental en matière d'approvisionnement : l'uniformité est un résultat du système qui dépend des capacités optiques du fournisseur. La disposition détermine à quel point vous vous rapprochez du plafond. Ce dernier est lui-même défini par la forme du faisceau indiquée dans le fichier photométrique. Ainsi, la capacité d'un fournisseur à fournir la bonne répartition lumineuse, et à le prouver par simulation, est la véritable variable que vous achetez.

Pour les propriétaires de marques et les acheteurs de projets, cela revêt une double importance. Si vous commercialisez des luminaires sous marque de distributeur, la clause d’uniformité de votre client en aval devient votre responsabilité en matière de garantie. Si vous achetez dans le cadre d’appels d’offres, le test de réception décrit dans la section ci-dessus est effectué en votre nom. Dans les deux cas, un fournisseur qui ne peut proposer qu’un rapport lumens/watt vous a donné un engagement au niveau du système qui repose sur un seul paramètre.

Il convient donc d’évaluer les performances optiques avant de passer commande, et non après réception du rapport photométrique. C’est précisément sur ce principe que repose notre pratique. WOSEN propose des options de personnalisation de l’angle de faisceau et des caractéristiques optiques comprises entre 15° et 120°, avec des indices de protection IP65 à IP67 et des indices de résistance aux chocs IK06 à IK10 correspondants. Nous réalisons des simulations photométriques et émettons des rapports d’essais personnalisés, afin que les valeurs d’uniformité soient vérifiées par rapport à votre géométrie réelle avant le lancement de la fabrication des outils. Demandez les quatre éléments suivants à chaque soumissionnaire. Premièrement, les options d’angle de faisceau et de distribution qu’il est réellement en mesure de fabriquer. Deuxièmement, les fichiers IES/LDT complets correspondant à la référence exacte. Troisièmement, sa disposition à effectuer et à partager des calculs photométriques adaptés à votre configuration. Quatrièmement, une méthode garantissant la cohérence entre l’échantillon et la production. Un fournisseur qui répond à ces quatre critères aura rarement besoin de la liste de contrôle de réception pour vous rassurer. Celui qui s’y oppose a déjà répondu à votre question.

La limite à ne pas oublier : si vous achetez des équipements standard issus d’un catalogue en vue de leur revente en tant que produits de base, sans qu’aucun marché spécifique ne soit associé, ce critère de capacité a moins d’importance. Le prix et le délai de livraison peuvent alors guider votre décision. La capacité d’uniformité trouve sa place sur la liste de contrôle dès qu’une quantité précise est mentionnée par écrit dans votre contrat.

Vérifier l'indice d'uniformité avant le début de l'usinage

Envoyez-nous le schéma de votre mât et la cible U0 : WOSEN effectuera la simulation photométrique sur la base de votre géométrie réelle et établira le rapport d'essai. Options d'angle de faisceau : 15° à 120°, IP65 à IP67.

Lancer un contrôle de l'uniformité

Tous les critères mentionnés dans cet article peuvent être vérifiés avant même le câblage du premier luminaire : options d'angle de faisceau, fichiers photométriques complets, assistance à la simulation et méthode d'uniformité des lots. La gamme complète et les options de personnalisation optique mentionnées ci-dessus sont disponibles sur wosenled.com.

Références

  1. Commission européenne. « Lignes directrices pour la conception et l’achat d’éclairage public à LED ». 2017. https://ec.europa.eu/research/participants/documents/downloadPublic?documentIds=080166e5b6d1cf07&appId=PPGMS
  2. Bouroussis, C.A. et al. « Simulations et analyse de l'uniformité optimale de l'éclairage routier ». Energies (MDPI). 2022. https://www.mdpi.com/1996-1073/15/9/2983
  3. AGi32 Education. « Définir les critères de conception » (IES RP-8-18, chapitre 17 : Parkings). https://education.agi32.com/SiteLighting/Content/Site%20Lighting/Establish%20Design%20Criteria.htm
  4. Stouch Lighting. « L'importance de l'uniformité de l'éclairage dans les systèmes d'éclairage des terrains de sport ». 2024. https://www.stouchlighting.com/blog/the-importance-of-light-uniformity-in-sports-field-lighting-systems
  5. Hyperlite. « Assurer l'uniformité de l'éclairage dans l'aménagement d'un entrepôt ». 2025. https://hi-hyperlite.com/blogs/comprehensive-guides/warehouse-lighting-uniformity-layout-guide
  6. Hyperlite. « Guide de disposition et d'espacement des luminaires linéaires pour grandes hauteurs ». 2025. https://hi-hyperlite.com/blogs/comprehensive-guides/linear-high-bay-spacing-layout-guide
  7. Société d'ingénierie de l'éclairage. « Facteur de perte de lumière (LLF) ». https://ies.org/definitions/light-loss-factor-llf
  8. Royer, M. « Maintien du flux lumineux et facteurs de perte de lumière : conséquences des pratiques actuelles de conception des LED ». LEUKOS. 2014. https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/15502724.2013.855613
  9. BEGA. « Éclairage de secours conforme à la norme DIN EN 13201. » https://www.bega.com/en/knowledge/lighting-theory/reference-values-for-illumination/maintained-illuminance-according-to-dinen13201
  10. Directives de la TSA et de la sécurité aéroportuaire (ratio d'uniformité des parkings : 4:1). https://www.sskies.org/images/uploads/subpage/PARAS_0004.Recommended_Security_Guidelines.FinalReport.v2.pdf
  11. WOSEN. « Des solutions d'éclairage LED sur mesure tout-en-un. » https://www.wosenled.com/customization/
  12. WOSEN. Page d'accueil. https://www.wosenled.com/
Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.